ZOOM

2013
Peinture acrylique sur plexiglass
100 x 100 cm

Étienne Hacquin procède ici par une dépose délicate de gouttes de peinture qui sont progressivement superposées à l’arrière du support. L’accumulation de gouttes multicolores pourrait évoquer un univers enfantin et joyeux, fait de sucreries pop acidulées. Mais ce spectacle trop lisse n’est que faux-semblant. Au second regard, la nature des sujets représentés est plutôt amère. La plaque de plexiglass serait comme une lamelle géante de microscope, un champ d’observation révélé, une surface métaphorique qui nous interpelle. Ce que le plasticien nous révèle, c’est que, dupés par la superficialité, nous regardons sans voir. Et lorsque nous retrouvons notre capacité de discernement, les délicates gouttes paraissent alors surnuméraires, anxiogènes, agents toxiques, polluants, hydrocarbures… Le spectateur est rappelé aux conséquences de l’activité humaine ; il est confronté à des déséquilibres irréversibles, à un état de fait, une absence de vision à long terme.

Here I proceded by delicately depositing drops of paint which are progressively overlaid on the back of the support. The accumulation of multicolored drops might evoke a childlike and joyful universe. But a second glance reveals that the nature of the subjects represented is not that sweet.
The plexiglass is like a giant microscope slide, a metaphorical surface that challenges us. Duped by shallowness, we look without seeing. And when we find our discernment, delicate drops are supernumeraries and create anxiety : they are toxic agents, pollutants, hydrocarbons ... The viewer is reminded of the consequences of human activity; a lack of long term vision.